Nvidia a présenté un système de sécurité pour robots collaboratifs au salon Automate à Chicago. Il regroupe pour la première fois toutes les couches de protection, de la puce à la certification, et pourrait réduire le plus grand obstacle au déploiement des humanoïdes. Pour les entreprises suisses qui souhaitent utiliser des machines aux côtés des humains, c'est bien plus qu'une note marginale.
Image symbolique · générée par IALe 22 juin, Nvidia a présenté au salon Automate à Chicago un système qui, à première vue, semble peu spectaculaire et pourtant aborde l'une des plus grandes questions ouvertes du secteur. Halos for Robotics est le nom de cette boîte à outils, et elle est censée apprendre aux robots à travailler aux côtés des humains sans les blesser. Ce n'est pas le mouvement, ce n'est pas la force de préhension, mais la sécurité qui devient ainsi le véritable produit.
Jusqu'à présent, les fabricants construisaient largement eux-mêmes les fonctions de protection de leurs machines. Chaque capteur, chaque arrêt d'urgence, chaque certification était un travail individuel, coûteux et long. Nvidia regroupe désormais ces couches, du niveau des puces à l'approbation des autorités, dans une seule pile. Selon ses propres déclarations, elle contient l'expérience acquise dans la conduite autonome, environ sept millions de lignes de code vérifiées et un ensemble de preuves de sécurité qu'une startup en robotique ne pourrait guère produire par ses propres efforts.
Le fait que cette annonce soit plus qu'une simple diapositive sur une scène est démontré par les noms des partenaires qui se sont joints au projet. Plus de quarante partenaires se sont associés, dont Boston Dynamics et Agility Robotics. Agility utilise déjà le système dans son robot marcheur Digit, qui assure des quarts de travail complets dans les entrepôts d'Amazon et chez le fournisseur automobile Schaeffler. C'est précisément là, où l'homme et la machine partagent le même couloir, qu'on détermine si un humanoïde est adapté à l'usage quotidien ou devient un risque.
Pour les entreprises suisses, ce n'est pas un sujet marginal. Quiconque place un robot dans un atelier en est responsable, et la directive machines ne fait aucune concession si un appareil sans fonctions de protection adéquates blesse une personne. Jusqu'à présent, c'est notamment les petites entreprises qui hésitaient, car la certification d'un robot collaboratif peut être presque aussi coûteuse que son acquisition. Une base de sécurité préfabriquée abaisse cette barrière, du moins en théorie. De plus, à partir d'août dans l'UE, les premières obligations de la loi sur l'IA entreront en vigueur, et selon l'expérience, ce qui s'applique là-bas se propage rapidement sur le marché suisse.
Il faut néanmoins considérer la chose avec pragmatisme. Une pile de sécurité de Nvidia ne transforme pas un robot imparfait en un robot sûr, et la dépendance à un seul fournisseur, qui fournit déjà les puces de calcul, la simulation et les modèles, inquiète certains. De plus, la sécurité ne peut pas être résolue par le seul logiciel. Elle résulte de l'interaction entre le matériel, la norme, la maintenance et l'homme qui trouve le bouton d'arrêt d'urgence en cas de besoin.
Et pourtant, cette annonce marque un tournant. Pendant des années, le débat s'est concentré sur la question de savoir si les humanoïdes pouvaient même travailler utilement. Entre-temps, il s'agit de savoir à quelle vitesse les usines les adopteront. Quiconque offre ou cherche un robot collaboratif dans une annonce regardera désormais de plus près quelles fonctions de protection sont réellement intégrées. La question de la sécurité a ainsi atteint le lieu où elle devrait être : non pas dans les petits caractères, mais en première place.
Cet article a été rédigé avec le soutien de l'intelligence artificielle et vérifié par la rédaction. L'image d'illustration est une image symbolique générée par IA, et non une photo de presse.